Des VM allumées 24 h sur 24
Les environnements de développement, de test ou de démo sont souvent créés pour tourner en continu. Pourtant, personne ne s'en sert la nuit ni le week-end. Une VM allumée en permanence est facturée 168 heures par semaine, alors qu'une semaine de bureau en compte une cinquantaine.
La solution est simple : éteindre ces machines le soir, les rallumer le matin et les laisser éteintes le week-end. Azure propose l'arrêt automatique sur chaque VM, et un petit script peut s'occuper du redémarrage. Et pour les environnements que personne n'a ouverts depuis des semaines, la vraie question est plutôt : est-ce qu'on en a encore besoin ?
Des VM et des bases trop puissantes
On dimensionne une ressource au moment de la créer, en prévision d'un pic de charge. Souvent, ce pic n'arrive jamais. Et ensuite, personne n'ose réduire la taille, de peur de ralentir la production.
Regardez l'utilisation réelle sur plusieurs semaines : processeur, mémoire et, pour les bases de données, la consommation en DTU ou en vCores. Une machine qui reste loin de sa capacité peut souvent descendre d'une taille. Changez une chose à la fois, mesurez, puis continuez.
Des disques et des IP oubliés
Quand on supprime une VM, ses disques, ses snapshots et son adresse IP publique ne partent pas forcément avec elle. Ils restent là, rattachés à rien, et continuent d'être facturés chaque mois.
Faites le ménage une bonne fois, puis évitez que ça se reproduise : supprimez les ressources par resource group plutôt qu'une par une, et mettez sur tout ce que vous créez un tag avec le nom d'un responsable. Comme ça, une ressource orpheline a toujours quelqu'un à qui poser la question.
Des logs gardés sans limite
Le monitoring est indispensable, mais l'ingestion de logs se paie au gigaoctet. Des diagnostics activés partout, des applications trop bavardes, une rétention longue par défaut, et la note monte vite, souvent pour des données que personne ne lit.
Décidez ce dont vous avez vraiment besoin pour dépanner et pour respecter vos obligations. Collectez cela, fixez une durée de conservation par table, et archivez à moindre coût ce qui doit être gardé plus longtemps.
Des serveurs stables payés au prix fort
Le paiement à l'usage est le tarif le plus souple, mais aussi le plus cher. Pour une charge qui tourne toute l'année à un niveau stable, payer plein tarif n'a pas beaucoup de sens.
Les réservations et les savings plans d'Azure offrent un prix plus bas en échange d'un engagement d'un ou trois ans. Mais faites d'abord le ménage et le redimensionnement : s'engager sur des ressources trop grandes, c'est figer le gaspillage pour trois ans.
Par où commencer ?
Rien de tout cela ne demande un grand projet. Commencez par la dépense la plus lourde, corrigez-la, et mettez en place un budget avec des alertes pour que la facture ne remonte pas en douce.
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